Sécheresse 2020 en France

Mise à jour le 28/09/2021


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A l’échelle mondiale, le premier semestre 2020 a été le plus chaud avec +1,12°C par rapport aux normales 1981-2010, juin étant l’un des mois les plus chauds jamais enregistrés. Pour la sixième fois au cours de la dernière décennie, l’épisode de sécheresse géotechnique RGA de l’année 2020 constitue un événement majeur. La période janvier-août 2020 a été la plus chaude jamais observée depuis le début des mesures météorologiques avec +1,72°C (record de 2007 battu) en France. On observe 16 mois (juin 2019-septembre 2020) sans anomalie négative selon Météo-France.

L’épisode 2019 avait été marqué par un hiver globalement plus sec que la moyenne, une intensification au fil des mois pour atteindre un été très sec jusqu’à mi-septembre. Dès le début d’automne une période très humide avait engendré une réhydratation rapide des sols.

L’épisode 2020 se caractérise par un hiver contrasté en termes de précipitations tout en étant extrêmement doux. L’été, particulièrement les mois de juillet et août, a connu d’importants déficits de précipitations, enfin le mois de novembre est atypique par son caractère chaud et sec, unique cas documenté depuis 1959.


Date de début
1 janv. 2020
Date de fin
31 déc. 2020


Départements concernés
Ain (01), Aisne (02), Allier (03), Aube (10), Côte-d'Or (21), Essonne (91) ...


Hiver 2020 (janvier à mars)

L’hiver a été marqué par des précipitations excédentaires et un temps très doux, avec des anomalies sèches très locales. Pour les Hauts-de-France les précipitations ont dépassé de 125 % les normales :  à Desvres (62) avec 185,1 mm contre 78,5 mm ou à Lille (59) avec 92,3 mm contre 47,4 mm. Le quart nord-est a aussi enregistré des records de précipitations notamment sur la région Grand-Est. A l’inverse dans le Centre-Est comme en Saône-et-Loire, elles ont été déficitaires.

En Indre la moyenne des températures a été de 8,2°C, dépassant le record de 7,7°C de 1990 et 2014.

 

Printemps 2020 (avril à juin)

Le printemps a été contrasté au fil des mois et selon les régions. Les Hauts-de-France, la Champagne-Ardenne, la Haute-Normandie, l’Île-de-France et la Bourgogne ont connu des déficits de précipitations importants au mois d’avril comme ce fut le cas lors des sécheresses de 2018 et 2019. Au mois de mai, la tendance s’inverse puisque les précipitations ont été supérieures de 35 % par rapport aux normales pour les Hauts-de-France, l’Île-de-France, la Haute-Normandie et le nord de la région Centre.

 

Eté 2020 (juillet à septembre)

Avec un cumul moyen de seulement 16,4 mm à l’échelle nationale contre 60,8 mm en temps normal, le mois de juillet 2020 n’avait pas été aussi sec depuis 1959. On enregistre des précipitations de 1,2 mm à Brive (19) et 8,5 mm à Paris. Localement à Ajaccio (2A), Cuges-les-Pins (13), Varages (83) ou Bastia (2B), aucune précipitation n’a été enregistrée durant au moins 76 jours (période du 14 juin au 30 août).

Le déficit de précipitations est de l’ordre de 70 % en moyenne pour la métropole, il atteint 75 % en Île-de-France, sur l’est de la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et la Corse. A contrario, les sols restent relativement humides en Aquitaine, Pyrénées, dans le sud du Languedoc-Roussillon et dans les Alpes-Maritimes.

Les épisodes de fortes chaleurs de juillet ont duré 5 à 7 jours, sans dépasser les records de température de 2019. Le mois d’août reste atypique avec les 15 premiers jours les plus chauds enregistrés depuis 2003 (3°C de plus que les normales saisonnières). Le déficit de précipitations est de 50 % en moyenne pour la France.

A la mi-septembre, le pays a connu un épisode de chaleur remarquable. Les 15 et 16 septembre, des températures élevées ont été enregistrées dans les régions du nord et de l´est de la France. Le mercure a approché les 35 °C notamment à Lille et Nancy. Cet épisode est inédit, de telles températures n’ayant jamais été mesurées en septembre. Ces fortes chaleurs sont intervenues sur des sols superficiels encore très secs, notamment à l'est.

 

Automne (octobre à décembre)

Le mois d’octobre 2020 a été marqué par des précipitations exceptionnelles lors du passage de la tempête Alex dans l´ouest puis dans le sud-est du pays impacté par un épisode méditerranéen intense dans les Alpes-Maritimes début octobre. De manière générale, les précipitations ont été plus fréquentes comparées aux années précédentes excepté dans le Languedoc et la vallée du Rhône.

Pour la plupart des régions, durant le début de période, la pluviométrie a été excédentaire de près de 40 % par rapport aux normales. Toutefois, localement, les cumuls de pluie ont été déficitaires des Pyrénées-Orientales au Massif central ou en Corse.

Le mois de novembre a été exceptionnellement doux, sec et ensoleillé. Ce mois s’est caractérisé par un important déficit de précipitations, des températures moyennes au-dessus des normales saisonnières et un ensoleillement abondant sur la plupart des régions. Novembre 2020 a été un des trois mois de novembre les moins arrosés sur la période 1959-2020.

Fissures sur des constructions en lien avec le retrait-gonflement des sols argileux.

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 2445

Communes reconnues en 굡t de catastrophes naturelle

Météo-France, Presse quotidienne régionale