CYCLONE MARIA

Mise à jour le 21/05/2018


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Un peu plus de 10 jours après le passage de l´ouragan de catégorie 5 Irma, les Antilles françaises ont été de nouveau touchées par un ouragan du nom de Maria entre le 18 et le 20 septembre 2017. Avec des rafales de vent supérieures à 215 km/h, les Saintes ont connu les dommages les plus importants. L’ouragan Maria a été accompagné de nombreuses précipitations et d´une forte houle à l´origine d´inondations et de submersions.

Date de début
18/09/2017
Date de fin
20/09/2017


Départements concernés
Guadeloupe (971), Martinique (972), Saint-Barthélémy (977), Saint-Martin (978)

 

Caractérisation et chronologie de l’événement

Après le cyclone Irma, les territoires français des Antilles ont connu leur second ouragan majeur de la saison. Le 16 septembre alors qu’elle n’est qu’au stade de tempête tropicale, Maria se situe à environ 1000 km au sud-est des Petites Antilles. Le lendemain, le phénomène gagne en puissance et atteint le seuil cyclonique avec des vents soutenus supérieurs à 120 km/h. La situation va s´accélérer au cours de la journée du 18 septembre. Peu avant 10 heures (heure locale UTC-4), les services de Météo-France placent la Martinique en vigilance rouge pour les cyclones et les îles de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy en vigilance orange. Une heure plus tard, le cyclone passe en catégorie 3. A 17 heures, il atteint la catégorie 4 alors qu’il se situe à environ 40 km au nord-est de la Martinique. Une rafale de 130 km/h a été enregistrée vers 15h à la station météorologique de la Caravelle sur la commune de La Trinité (972). En Guadeloupe, le préfet ordonne, par mesure de prévention, l´évacuation des habitations situées dans les zones les plus exposées aux inondations, submersions et glissements de terrain.

Peu avant 20 heures, l´ouragan passe en catégorie 5 alors qu´il se situe à 70 km au nord de la Martinique. Lors de son passage sur la Dominique, il est rétrogradé en catégorie 4. Les rafales de vents mesurées sur cette île atteignent 260 km/h et détruisent une grande partie des habitations. Le 19 septembre, vers 3 heures du matin, la Guadeloupe est placée en vigilance cyclone violette. Cette phase de confinement vise à prévenir que les impacts majeurs du cyclone sont attendus dans 3 à 6 heures.

Au final, l´œil du cyclone est passé à 20 km au sud-ouest de Terre-de-Bas et à 40 km de Basse-Terre (971). Les rafales de vent générées par l´ouragan atteignent 162 km/h à Matouba et sont supérieures à 215 km/h aux Saintes. Ces dernières dépassent ainsi le seuil du critère de reconnaissance Cat Nat fixé à 215 km/h.

Sous l´effet de la faible pression atmosphérique et des vents, les littoraux martiniquais et guadeloupéens ont été affectés par des submersions marines. Le 18 septembre, des vagues de 8 mètres ont été mesurées au large de Basse-Pointe (972) et de Pointe-à-Pitre (971). Les submersions ont été importantes en Guadeloupe où la surcote a atteint 55 cm à Pointe-à-Pitre (971) le 19 septembre à 2h. L´ouragan s´est également accompagné de bandes de précipitations qui ont généré des cumuls de pluies de 484 mm à Matouba, (971), 262 mm au Raizet (971) ou encore 213 mm à Sainte-Marie (972). En conséquence, plusieurs secteurs ont été inondés par le ruissellement ou par la submersion marine comme à Pointe-à-Pitre (971) ou encore à Fort-de-France (972).

 

Les conséquences du phénomène

En raison de la trajectoire de l´ouragan, le sud-ouest de la Guadeloupe a le plus souffert. L´ouragan a ainsi fait un mort causé par la chute d’un arbre et deux disparus. Aux Saintes, de nombreuses toitures ont été arrachées. En Guadeloupe, des toitures ont également été endommagées et des chutes d’arbres ont paralysé temporairement les voies de communications. La destruction des poteaux électriques a entraîné des problèmes d´approvisionnement d´électricité pour 80 000 foyers. Les précipitations ont occasionné des inondations à Pointe-à-Pitre, aux Abymes ou encore au Gosier et plus particulièrement dans le quartier de Belle-Plaine.

La filière bananière regroupant 600 producteurs en Guadeloupe et en Martinique et employant 6000 personnes a été durement touchée. En revanche, l'activité touristique n´a pas connu de graves conséquences. Selon un rapport de l´office du tourisme de Guadeloupe, quelques hôtels ont subi des dommages et ont dû temporairement fermer jusqu’au mois d’octobre.

Moins touchée que la Guadeloupe, la Martinique a connu des dégâts mineurs avec des arbres cassés et des routes inondées. La destruction des poteaux électriques a entrainé des coupures de courant pour plus de 30 000 clients. A Morne-Rouge, le réseau d´eau a été touché rendant l'accès à l´eau potable impossible pendant quelques jours. De plus, des inondations ont également été à l´origine de quelques dommages à Fort-de-France.

  • 1 mort, deux disparus et plusieurs blessés en Guadeloupe
  • Voies de communications coupées
  • Nombreuses toitures endommagées
  • Bâtiments endommagés
  • Interruptions des moyens de communications
  • Destruction partielle des réseaux d’énergie et de communications

Terre-de-Bas (971)

Terre-de-Haut (971)

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 56

Météo-France - Keraunos - La Chaine Météo - Prédict - Sertit - France Antilles (éditions Guadeloupe et Martinique) - France TV Info - Catastrophes-Naturelles.net

Arrêtés Cat Nat associés