Sécheresse de 2006 en France

Mise à jour le 06/11/2018


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La sécheresse 2006 s’inscrit dans une série d’années sèches et chaudes qui sévissent en France métropolitaine depuis 2003, et accentuée par la sécheresse très importante de l’année précédente. Le déficit pluviométrique par rapport aux normales reste marqué presque toute l’année (sauf en mars et en août), tandis que les températures sont supérieures, avec notamment un mois de juillet caniculaire et un automne très doux. Les nappes ne parviennent pas à se recharger, tandis que les phénomènes de retrait gonflement des sols argileux prennent de l’ampleur.
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Date de début
01/01/2006
Date de fin
31/12/2006


Départements concernés
Ain (01), Alpes-Maritimes (06), Ariège (09), Bas-Rhin (67), Bouches-du-Rhône (13), Cantal (15) ...

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE:

L’année 2006 présente une température moyenne supérieure de 1,1 °C à la normale, se situant ainsi au troisième rang des années les plus chaudes depuis 1950 en France métropolitaine, derrière 2003 (+1,3 °C), 1994 (+1,2 °C) et à égalité avec 2002 et 2000. L´épisode caniculaire touchant le pays s’étend sur une période de trois semaines en juillet. L´automne exceptionnellement doux a lui aussi largement contribué à cette situation, compensant un premier trimestre relativement frais.

Les précipitations, relativement conformes à la normale sur le tiers nord du pays, sont déficitaires sur le sud du pays et tout particulièrement sur la région Provence-Alpes-Côte d’azur. Le mois de septembre est marqué par un épisode pluvieux particulièrement intense dans le sud de la France.

L’hiver, plutôt froid, présente des précipitations généralement proches des normales. Le mois de mars fut extrêmement pluvieux, entrainant une amélioration des bilans hydrologiques jusqu´alors toujours déficitaires.

En avril, les températures moyennes montre un écart de +2°C à +3°C par rapport aux normales saisonnière, pour le sud du pays. Les précipitations redeviennent déficitaires sur la quasi-totalité du pays.

La sécheresse redevient d’actualité, même si le bilan de mai est plus mitigé (sécheresse surtout dans le sud). En juin, les températures moyennes ont été supérieures à la normale sur l´ensemble du pays, les écarts à la normale ayant atteint +2 °C à +4 °C sur une large moitié sud. Les précipitations sont nettement déficitaires, notamment de la Bretagne à la Gironde.

Le mois de juillet est marqué par des chaleurs caniculaires - les températures moyennes mensuelles sont nettement supérieures à la normale sur l´ensemble du territoire, avec des anomalies oscillant entre 4 °C et 5 °C sur de nombreuses régions. Juillet 2006 a été en France le second mois le plus chaud depuis 1950, derrière août 2003 et devant juillet 1983. La vague de chaleur a persisté 3 semaines, et se situe au deuxième rang des plus sévères. Avant 1950, on peut évoquer l´été 1947 qui totalise trois vagues de chaleur successives et distinctes dont une d´intensité exceptionnelle. Le bilan des précipitations est extrêmement contrasté, dépendant de la survenue de phénomènes orageux, parfois très violents.

Le mois d’août est radicalement différent, avec une fraicheur tenace et des températures moyennes inférieures de 2° à 3° par rapport aux normales. Les précipitations redeviennent excédentaires, sauf dans l’extrême sud-est.

Le temps automnal du mois d’août a été suivi par un mois de septembre chaud et ensoleillé poursuivi en octobre. Ces deux mois sont au deuxième rang des plus chauds depuis 1950 après 2001. Les précipitations restent déficitaires au nord-ouest et dans le sud-est, mais sont souvent excédentaires ailleurs.

 

LES CONSEQUENCES:

Météo-France a réalisé une étude comparative entre la sécheresse de 2006 et celle de 1976, qui fait référence. La sécheresse de 2006 présente un scénario similaire à celle de 1976 :

- Le faible niveau des précipitations automnales et hivernales n´a pas permis la reconstitution des réserves dans les nappes souterraines, réserves déjà entamées par une année 2004-2005 très sèche.

- Les ressources en eau des sols superficiels ont été appauvries par un printemps et un début d´été secs.

- Les fortes chaleurs de juin et surtout de juillet 2006 (canicule) contribuent, comme en 1976, à l´assèchement des sols superficiels.

Cependant, les déficits de précipitations observés sont globalement plus marqués en 1976 qu´en 2006.

Le bon enneigement de l’hiver 2005 – 2006 a été un facteur crucial qui a permis de minimiser les effets des fortes chaleurs sur la moitié est de la France. Les massifs des Vosges, du Jura et du Massif Central ont connu un enneigement exceptionnel par sa durée et les épaisseurs records atteintes en mars.

Sur tous les massifs, les perturbations ont presque toujours apporté de la neige à basse altitude et la persistance d´un temps froid de mi-novembre à début mars a généralement permis le maintien de la neige au sol.

Les mois de septembre et octobre chauds et ensoleillés se sont poursuivis par des mois de novembre et décembre marqués également par une douceur des températures généralisée accompagnée par de faibles précipitations excepté sur les Cévennes et le Vivarais (en novembre) et sur la région PACA (en décembre).

En fin d’année 2006, la situation reste préoccupante en raison de la faiblesse des précipitations neigeuses depuis le 1 er septembre (date de la reprise de l’année hydrologique, période favorable à la recharge générale des ressources en eau) sur l’ensemble des Alpes du Nord (en particulier les Savoies), le Jura et les sommets pyrénéens. Les deux derniers mois de 2006présentent de faibles précipitations en Bourgogne notamment sur le plateau de Langres et sur le bassin versant de la Saône, sur le Rhône moyen (Isère, Drôme) ainsi que sur le Roussillon et la bordure méditerranéenne du Roussillon aux Bouches du Rhône. Cette situation fait le lit d’une année 2007 potentiellement tendue sur le plan hydrique.

Montauban (82)

Montreuil (93)

La Fare-les-Oliviers (13)

Martigues (13)

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