Sécheresse de 2005 en France

Mise à jour le 21/05/2018


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Le bilan climatique de l’année 2005 en France métropolitaine indique une année légèrement plus chaude que la moyenne (+0.5°C), se situant ainsi au 12 ème rang des années les plus chaudes depuis 1950. C’est une année contrastée, présentant de fortes vagues de froid en hiver et d’importantes vagues de chaleur en été, conduisant à un épisode caniculaire durant la seconde quinzaine de juin. Parallèlement, les précipitations ont été nettement déficitaires sur le pays à l´exception de quelques régions ayant subi des épisodes pluvieux intenses. 
Déjà amorcé en fin d´année 2004, le déficit pluviométrique s´est poursuivi jusqu´à l´automne 2005, entraînant une sécheresse exceptionnelle sur de nombreuses régions françaises. L´ouest de l´Hexagone a été particulièrement concerné avec un déficit atteignant parfois 50%. Malgré cela, le pays a connu des événements pluvieux particulièrement intenses, notamment dans le nord début juillet puis dans le sud au début du mois de septembre.
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Date de début
01/01/2005
Date de fin
31/12/2005


Départements concernés
Alpes-de-Haute-Provence (04), Alpes-Maritimes (06), Ardèche (07), Aude (11), Aveyron (12), Bouches-du-Rhône (13) ...

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

La sécheresse estivale a été aggravée par un mois de juin particulièrement chaud, avec des températures supérieures de 2 à 4°C aux moyennes saisonnières. La France a connu durant la seconde quinzaine de juin une vague de chaleur exceptionnelle. Les températures ont atteint les seuils caniculaires dès le 16. Les 27 et 28 figurent parmi les plus chaudes journées depuis 1950 pour un mois de juin. Cet épisode de fortes chaleurs, persistant, présente des températures atteignant souvent entre 38° et 40° au sud-ouest. Cela est comparable aux mois de juin 1976 et 2003. Mais « dans l´absolu, les caractéristiques de l´épisode sont toutefois très loin d´atteindre celles de la canicule d´août 2003 » (MF).

Après ces fortes chaleurs de juin, l’indice d’humidité des sols est très faible sur la majorité du pays. De l’estuaire de la Seine à la Haute Savoie, les sols sont extrêmement secs, il en va de même pour le sud de la Picardie et la majeure partie de la Campagne. Les territoires les plus touchés sont le Poitou, les vallées du Tarn et de la Garonne ainsi que les Bouches du Rhône et la Corse. Les régions allant de la Moselle au sud de l’Aube, la région Nord-Pas-de-Calais ainsi que les reliefs ne sont pas touchés par cette sècheresse extrême.

Malgré un mois d’août plus frais, présentant une pluviométrie proche des normales, l’automne redevient chaud, avec une anomalie positive voisine de 2 à 3°C par rapport aux normales pour les mois de septembre et d’octobre.

Les précipitations ont été nettement déficitaires dans l´Ouest, le Nord et le Centre-Est, mais largement excédentaires dans le sud du pays. Le début du mois de septembre a notamment été marqué par plusieurs épisodes orageux particulièrement intenses touchant notamment le Gard et l´Hérault. La sècheresse est marquée jusqu’à l’automne 2005.

 

LES CONSEQUENCES :

L’année 2005 commence avec un déficit pluviométrique amorcé durant l’automne 2004. Ce déficit se fait sentir sur une très large majorité du pays, ne permettant pas une recharge optimale des nappes phréatiques. En effet, les cumuls de précipitations relevés entre le début du mois d’octobre 2004 et la fin du mois de mars (saison hydrologique) ont été inférieurs à la normale sur une très large majorité du pays. Le Roussillon, le sud de Midi-Pyrénées, l'Auvergne, l´ouest de Rhône-Alpes et le sud de la Bourgogne présentent des cumuls supérieurs à la normale (Météo France).

Par la suite, le maintien du déficit pluviométrique au printemps puis durant l´été, conjugué à la canicule de juin, a entraîné une grande sécheresse des sols superficiels. Cette dernière ne s´est estompée qu´à partir de l´automne. Le bilan pluviométrique a été largement déficitaire, tout particulièrement sur la Picardie, Champagne-Ardenne, le nord de la Lorraine, le Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, l´Aquitaine, le nord de Midi-Pyrénées, le Languedoc et Provence-Alpes-Côte D’azur. Sur certaines de ces régions, les précipitations recueillies durant la saison hydrologique ont été proches de la moitié des cumuls habituellement relevés.

Les faibles pluies tombées sur le sud et l’ouest du pays au mois de mai ne permettent pas d’enrayer la poursuite du dessèchement des sols superficiels. La situation devenant alors préoccupante sur la quasi-totalité du territoire.

Au bilan, cette sécheresse 2005 fut notable, avec 72 départements concernés par des mesures de restriction de l’usage de l’eau. Elle présente des similitudes avec la sécheresse de 1976 en raison de sa précocité, les pluies ayant été rares depuis l’automne et l’hiver, ce qui affecte le remplissage des nappes et des cours d’eau, dont certains sont à leur plus bas niveau depuis 50 ans (source : Ministère de l’Ecologie 2005). Sur le plan agricole, la sévérité de cette sécheresse n’atteint pas la gravité de l’année 2003 ou de 1976. Certains départements accumulent cette sécheresse « glissante » depuis deux, voire trois ans, tels que l’Aveyron, la Drôme, l’Ardèche en encore la Lozère.

  • L’agriculture : 23 départements touchés, 17 000 ha endommagés soit 5800 exploitations.
  • Coût total de l’indemnisation : 22 M € (CatNat)

Aix-en-Provence (13)

Allauch (13)

Aubagne (13)

Périgueux (24)

La Tour-Blanche (24)

Pessac (33)

Villeneuve-sur-Lot (47)

Montry (77)

Saint-Saturnin-lès-Apt (84)

Antony (92)

360 M€ (mise à jour le : 11/03/2016)

Montant des dommages assurés au titre de la garantie légale « catastrophes naturelles » hors automobile

Coût par commune pour l'ensemble du marché

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 1567

Communes reconnues en état de catastrophes naturelle

Arrêtés Cat Nat associés