Mise à jour le $dateModificationStr


Image événement
De début juin à la fin aout 2003, une très longue période de fortes chaleurs accable la France, aggravant une situation de sécheresse qui sévit déjà depuis le mois de mars. Malgré de puissantes vagues orageuses ponctuelles, la tendance reste majoritairement anticyclonique. Dans le sud-est de la France, la dernière décade de juillet est marquée par de multiples incendies de forêt. Du 3 au 13 août, le pays connaît la plus forte vague de chaleur de l’été, avec 10 jours consécutifs où la température dépasse les 35°C sur les trois-quarts du pays. La barre des 40° est frôlée aussi bien à Toulouse, Lyon, Tours, Paris ou encore Caen. Le 10 aout bat des records de températures. L’été 2003 est le plus chaud depuis 1947, où les valeurs avaient été sensiblement voisines.
Le bilan humain est terrible, les chiffres définitifs font état d’environ 20 000 morts en France et 70 000 pour toute l’Europe (Source : INSERM). Les conséquences matérielles de cette sécheresse conjuguée aux très fortes chaleurs ont concerné le bâti sur de nombreuses régions.
$coutMarche.getString("coutStr")
Dommages assurés hors automobile

Date de début
01/01/1970
Date de fin
01/01/1970


Départements concernés


 

PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

L’année 2003 est particulièrement chaude sur la France, égalant le précédent record de 1994. Seuls les mois de janvier, février et octobre sont plus froids que la normale. Selon le bilan dressé par Météo-France, l´été 2003 est exceptionnellement chaud et marqué par la canicule qui a sévi durant la première quinzaine d´août. Cependant c´est le mois de juin, avec un écart de +4,7 °C par rapport à la normale 1971-2000, devant août (+4,4°C) et juillet (+1,8°C), qui enregistre l´excédent le plus important.

Dès le mois de mars, les températures présentent une moyenne élevées pour la saison, supérieures de 2°C par rapport à la normale, tandis que les précipitations sont déjà déficitaires notamment sur le nord et l´est où les relevés sont inférieurs à la moitié des cumuls habituels.

Le mois d’avril est tout d’abord assez froid est ensuite relayé par une grande douceur. Les températures moyennes mensuelles dépassent souvent les valeurs normales. A l´exception du sud-est et d´une frange située au nord du Massif central, le mois est à nouveau largement déficitaire en termes de précipitations. De ce fait, les mesures de restrictions d´eau pour l´arrosage commencent à être prises dans certaines régions.

Mai connaît deux épisodes exceptionnellement chauds en début et en fin de mois, mais les valeurs mensuelles sont proches des normales saisonnières. Les précipitations mensuelles, proches des normales sur la moitié nord-ouest du pays, sont par contre largement déficitaires sur la moitié sud-est. Le mois de juin est caniculaire : les normales sont largement dépassées dès le début du mois. La vague de chaleur s´amplifie par la suite. Des records sont régulièrement battus. Si la sécheresse persiste, les orages sont par contre fréquents et localement violents, notamment en Normandie et en Ile-de-France.

Le début du mois de juillet est plutôt frais pour la saison, puis le réchauffement est marqué dès la seconde décade. Les minimales, mais aussi et surtout les maximales, sont excédentaires sur toute la France.

Par ailleurs, la sécheresse se poursuit avec des orages. Ces orages, parfois dévastateurs, n’ont pas d’effet réel sur l’hydratation des sols.

En dernière décade de juillet, plusieurs incendies de forêt se déclenchent en Provence, brûlant des centaines d´hectares de forêts. Mais c´est dans le Var que les ravages ont été les plus importants: Au total, 6744 ha sont brûlés, à partir d´un seul départ de feu sur la commune de Vidauban ravageant une grande partie du massif des Maures. Ces incendies éclatent alors que le risque météorologique est au plus fort. Le couvert végétal est au plus sec après des semaines d´absence de pluies significatives sur ces zones et un vent de force moyenne (rafales atteignant les 70 km/h). Plus de 30.000 hectares de forêts ont été détruits depuis le début de l´été, un record depuis 1976.

Le mois d’aout est marqué par la canicule, qui s´installe sur la très grande majorité du pays à partir du 3 avec un soleil omniprésent. Dans ces conditions, des records sont battus à plusieurs reprises : 40,5°C le 4 à Brive (Corrèze), 41,1°C le 5 à Carpentras (Vaucluse), 38,5°C le 7 à Guéret (Creuse). Les minimales sont excédentaires de plus de 3 °C sur la grande majorité du pays et les maximales le sont de plus de 10°C. Cette chaleur caniculaire persistera jusque vers le 13 août. La sécheresse est toujours de mise même si quelques cumuls importants sont observés sous les orages. Le déficit en précipitations est particulièrement marqué sur l´ouest et sur la Côte d´Azur.

Enfin, le mois de septembre est encore relativement chaud, mais marqué par deux épisodes pluvieux intenses en fin de mois en Languedoc-Roussillon et sur les Cévennes.

De ce fait, les précipitations mensuelles sont excédentaires sur ces régions, mais restent largement déficitaires sur le reste du pays.

 

LES CONSEQUENCES:

La thématique de la sécheresse en France est récurrente. Un déficit en précipitation additionné à une canicule ont, en cette année 2003, provoqué une sécheresse qui a eu de graves impacts sur l´environnement et l´habitat. Les mouvements du sol, dus à la sécheresse, sont responsables de la dégradation de l´habitat. Il s’agit du phénomène de retrait-gonflement des argiles, qui provoque chaque année des dégâts considérables aux bâtiments. Les alternances de sécheresse et de réhydratation de certains sols argileux peuvent provoquer des déformations de surface (tassement éventuellement suivi d’un gonflement des sols) « susceptibles d’endommager parfois très sérieusement la structure des bâtiments et ouvrages fondés superficiellement » (Ministère de l’Ecologie).

La sécheresse de l’été 2003 a occasionné de nombreux dommages aux bâtiments construits sur des terrains argileux. Les années suivantes, bien que moins affectées par la sécheresse, ont vu se produire de nouveaux sinistres. Il convient de noter que la sécheresse de 2003 a démarré plus tardivement qu’en 1976, faisant suite à une période très humide et à des niveaux élevés des nappes phréatiques, alors que celle de 1976 s’était installé dès l’automne précédent.

Les facteurs particulièrement responsables des dommages de 2003 résultent de la conjonction d’une sécheresse prononcée dès le mois de mars et de plusieurs épisodes caniculaires survenus dès le mois de juin (notamment pour le centre-est de la France) et surtout en première quinzaine d’aout. Même si le déficit hydrique était moindre, au départ, qu’en 1976 (année de référence en termes de sécheresse), la situation est devenue rapidement plus tendue pendant l’été en raison de ces fortes chaleurs, plus intenses qu’en 1976.

Les précipitations de l´année 2003 sont inférieures à la normale sur la majeure partie du pays. Quelques exceptions se dessinent dans le sud-est de la France, suite aux fortes intempéries qui se déclenchent à l’automne. Néanmoins l’année est marquée par une grande période de sécheresse, qui affecte l´ensemble de la France de février à septembre (soit 8 mois). Les rapports à la normale des précipitations sont plus ou moins déficitaires selon les mois et les régions. La pluviométrie de février à septembre est partout déficitaire de 20 à 50% par rapport à la normale, notamment sur la bordure est et en Corse où le déficit dépasse localement les 50% - seule une petite zone excédentaire apparaît en Languedoc-Roussillon.

En conclusion, nous pouvons définir trois zones géographiques différemment impactées par la sécheresse de 2003 en France :

- le quart Nord-Est, avec un déficit de précipitations avoisinant parfois 50 %, c’est le secteur où la sécheresse météorologique a été la plus grave -

- l’Ouest, avec un total de précipitations compris entre 75 % de la normale et la normale -

- les Pyrénées et les régions proches de la Méditerranée, où le total de précipitations est supérieur à la normale en raison des épisodes pluvieux de la fin de l’année.

Au total, 4500 communes ont été impactées et déclarées en zone de catastrophe naturelle. Le coût de la sècheresse 2003 s’élève à 1Md €.

  • Les plantations forestières subventionnées : 67642 ha (ministère de l’agriculture et de la pêche)
  • L’agriculture : 13.4 % de production en moins sur 83 départements reconnus sinistrés, pour une indemnisation totale de 399 M € (ministère de l’agriculture et de la pêche)
  • L’élevage : baisse du revenu de 8 % (syndicat agricole)
  • Les bâtis dans 77 départements
  • Les personnes (surmortalité) : 14802 personnes (InVS), coût pour l’assurance maladie de 12 M €

$coutMarche.getString("coutStr") (mise à jour le : $dateCoutPrincipalStr)


Nombre de communes reconnues Cat Nat : $vueMarche.getString("nombreCommunesReconnuesCatNat")

Communes reconnues en état de catastrophes naturelle

Arrêtés Cat Nat associés