Orages en Meurthe-et-Moselle en mai 2012

Mise à jour le 21/05/2018


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Un épisode orageux a violemment frappé la région de Nancy en Meurthe-et-Moselle (54) dans la nuit du 21 au 22 mai 2012. Les records de précipitations mesurés sur cette zone urbanisée ont entraîné des inondations et coulées de boues responsables de dégâts importants.
Des inondations de moindre ampleur ont aussi touché la Moselle (57) et la Bas-Rhin (67).
95 M€
Dommages assurés hors automobile

Date de début
20/05/2012
Date de fin
22/05/2012

Cours d'eau ayant débordé
Amezule, Grémillon, Saint-Anne

Pluviométrie maximale
49.0 mm en 1h
103.0 mm en 24 h


Départements concernés
Bas-Rhin (67), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57)

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

Dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 mai 2012, une dépression centrée sur le sud de l’Allemagne apportait sur la région Lorraine, l’Alsace et le grand-est de la France des masses d’air doux dans les basses couches de l’atmosphère alors que des masses d’air froides se maintenaient en altitude. Cette configuration a été propice à la formation de cellules orageuses, parfois violentes, en soirée en Alsace et en début de nuit en Lorraine, principalement à partir de 23h, avec des épisodes de pluies très intenses.

Ces précipitations exceptionnellement longues et intenses ont, selon Météo France, battu des records. Jusqu’à 103 mm ont été mesurés en 24 heures à Tomblaine, dans l’agglomération nancéienne en Meurthe-et-Moselle (54). Le précédent record pour la région remonte à 1953 avec 85 mm en 24 heures. C’est presque la quantité qui a été mesurée (82 mm) au plus fort de l’épisode orageux en seulement deux heures, entre 22 h et minuit. A Nancy (54), près de 50 mm d’eau se sont abattus sur la ville en seulement une heure.

Cet épisode orageux avec de fortes précipitations était bien annoncé par Météo France même si une telle intensité n’a pas été anticipée.

Les mois d’avril et mai sont typiquement des mois de transition pendant lesquels la circulation de perturbation se maintient. La chaleur accumulée à la faveur de journées plus longues est susceptible de générer des épisodes orageux problématiques si les sols sont aussi saturés en eaux par les précipitations printanières.

Or l’année 2012 a vu son mois d’avril classé 5ème parmi les mois d’avril les plus pluvieux depuis 1959. Les sols étaient donc déjà saturés en eau lorsqu’est survenu cet épisode orageux de la nuit du 21 au 22 mai 2012, donnant aux conséquences de ces orages des caractéristiques exceptionnelles.


LES CONSEQUENCES HYDROLOGIQUES :

Au premier trimestre 2012, le taux d’humidité des sols était anormalement bas sur presque la totalité du territoire métropolitain. Avec un tel déficit pluviométrique, le niveau de plus de trois quarts des nappes phréatiques était inférieur à la normale au début du mois d’avril. Les cumuls exceptionnellement forts des précipitations des mois d’avril et mai ont compensé en très grande partie ce déficit.

Même si au printemps la végétation en pleine croissance consomme rapidement l’eau infiltrée dans les couches superficielles du sol, l’intensité des précipitations de la nuit du 21 au 22 mai était telle que les précipitations ont très vite saturé les sols et rapidement provoqué un ruissellement important responsable des inondations. La survenance du phénomène dans une zone urbanisée limite l’infiltration et accentue d’autant l’effet du ruissellement.

En plus de la Meurthe, des cours d’eaux affluents tels que le Grémillon sur la commune d’Essey, le Saint-Anne à Nancy ou encore l’Amezule à Favières et Lay-Saint-Christophe sont sortis de leurs lits.

Dans les zones les plus touchées, les hauteurs d’eau mesurées dans les rues et dans certains bâtiments ont pu atteindre jusqu’à deux mètres.

  • Habitations, usines, entrepôts et ateliers inondés
  • TER déraillé près de Nancy (déstabilisation du ballast)
  • Archives départementales (inondations en sous-sol)
  • Hôtel du Département et locaux du Secours Populaire à Nancy
  • Collèges, écoles maternelles inondés
  • Coulées de boue
  • Dégâts à la voirie
  • 20 000 clients sans électricité dans la nuit
  • Pannes électriques d’installations d’eau potable (plateau de Haye)
  • Réseau d’assainissement très fortement impacté
  • Mort de plusieurs bovins à Brin-sur-Seille
  • Évacuation de plusieurs centaines de personnes ou mises en sécurité par les pompiers

Champenoux (54)

Essey-lès-Nancy (54)

Jarville-la-Malgrange (54)

Laneuvelotte (54)

Lay-Saint-Christophe (54)

Nancy (54)

Pulnoy (54)

Saint-Max (54)

Seichamps (54)

Tomblaine (54)

95 M€ (mise à jour le : 18/01/2016)

Montant des dommages assurés au titre de la garantie légale « catastrophes naturelles » hors automobile

Coût par commune pour l'ensemble du marché

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 126

Communes reconnues en état de catastrophes naturelle

Arrêtés Cat Nat associés