Sécheresse de 2004 en France

Mise à jour le 21/05/2018


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L’année 2004 s’inscrit dans le cycle des années sèches et chaudes entamé en 2002 et fortement amplifié par la canicule de 2003. Il s’agit d’un effet cumulatif d’un déficit hydrique latent et de vagues de chaleur récurrentes, aggravant la baisse des niveaux phréatiques et la sécheresse des sols superficiels. L’année 2004 se place au même niveau que les années 1993, 2005 et 2009 en termes de déficit hydrique et d’excédent de températures, mais reste loin derrière les années 2003 et 1976, qui font référence. Au final, les années 2003 – 2004 et 2005 constituent trois années successives de sécheresse criante sur la France. Au bilan, les paramètres météorologiques de cette année 2004 restent assez proches des moyennes.
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Date de début
01/01/2004
Date de fin
31/12/2004


Départements concernés
Alpes-Maritimes (06), Ariège (09), Aude (11), Bouches-du-Rhône (13), Deux-Sèvres (79), Haute-Garonne (31) ...

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

En 2004, les précipitations restent insuffisantes pour recharger les nappes et hydrater les sols superficiels. Le déficit pluviométrique est souvent même plus important que l’année précédente, proche parfois de 85%, notamment sur le nord-est de la France, le centre-ouest et la région PACA.

Selon le bilan climatique publié par Météo-France, 2004 a été légèrement plus chaude de +0.5°C par rapport à la moyenne. Aucun écart exceptionnel n´est relevé. Seuls les mois de juin et d´octobre sont remarquables, ils présentent respectivement un écart supérieurs à la normale d´environ 1,5 °C et 1,7 °C. Octobre 2004 est un des mois d´octobre les plus chauds depuis 1950 (il occupe la 5ème place).

Quant aux précipitations, les cumuls relevés en 2004 sont assez proches des normales (calculées sur la période 1971-2000) sur la majorité du pays. Toutefois, on relève des excédents de pluie sur la Bretagne, le Centre et le Roussillon et un déficit sur le reste du pays. A Toulon (Var), le cumul relevé entre le 1er octobre 2003 et le 30 septembre 2004 est, avec 356 mm (litre/m2), le plus faible enregistré depuis le début des mesures météorologiques.

Les zones géographiques les plus déficitaires sont le sud-est (sauf la Corse et le Roussillon), avec un déficit pluviométrique compris entre 60 et 80%. Les régions les plus touchées sont la Provence - le centre-ouest (en particulier le Poitou-Charentes) et le nord-est, en passant par le bassin parisien.

Un survol des situations météorologiques met en évidence un hiver et un printemps plutôt humides, sauf février, plutôt sec. Les températures sont souvent froides tandis que les précipitations sont parfois abondantes. A l´exception du Languedoc-Roussillon et de la Provence, les cumuls relevés sont partout supérieurs à la normale, avec des excès très marqués sur Midi-Pyrénées, le Limousin, l´Auvergne, le Centre et l´Alsace.

Fin mai, la chaleur s’installe alors que les précipitations sont déjà déficitaires au sud-est de la France.

En juin, les précipitations sont déficitaires sur l´ensemble du territoire, notamment sur la moitié sud-ouest où les cumuls sont souvent trois fois plus faibles que ceux observés couramment en juin. La sécheresse est préoccupante au sud-est, exacerbée par de fortes chaleurs à la fin du mois.

Le mois de juillet est souvent perturbé en première quinzaine, avant de redevenir chaud puis orageux. Le bilan pluviométrique du mois est assez contrasté. Un déficit est observé de la Vendée à la Champagne, sur l´Alsace, sur le Sud-Ouest, mais aussi et surtout sur le quart sud-est du pays avec des cumuls souvent trois fois plus faibles que la normale.

Août est également très orageux avec des phénomènes violents, mais les précipitations sont hétérogènes. Le bilan pluviométrique du mois est nettement excédentaire sur la grande majorité du pays. Seul, l´extrême sud présente un bilan déficitaire.

Le mois de septembre est chaud et orageux, avec des températures supérieures de 2° à 3°C aux moyennes. A l´exception du Languedoc bien arrosé, le mois est extrêmement sec sur tout le reste du pays avec des cumuls de pluie deux à quatre fois inférieurs à la normale.

Enfin, le mois d’octobre est particulièrement chaud malgré une première vague de froid en milieu de mois. Les températures moyennes mensuelles dépassent les normales d´environ 1 °C sur la moitié nord-ouest et de 2 °C à 3 °C sur la moitié sud-est.

Les précipitations sont assez contrastées selon les régions : Le Roussillon, le Limousin, Champagne-Ardenne et plus particulièrement l´extrême nord du pays sont assez sec. Ailleurs, de fortes pluies orageuses se déclenchent, notamment sur le bassin parisien.

 

LES CONSEQUENCES :

Les faibles précipitations conjuguées aux températures élevées engendrent une sècheresse des sols superficiels sur une bonne partie de la France. Les précipitations orageuses apportent un peu d’humidité, mais leur intensité et leur courte durée ne permettent pas une infiltration dans les sols. Ces phénomènes météorologiques accentuent la pression sur les nappes phréatiques dont le niveau diminue. Cette diminution s’est amorcée en 2002, lors du début du cycle sec.

Venelles (13)

Draguignan (83)

Courdimanche (95)

Septèmes-les-Vallons (13)

La Roque-d'Anthéron (13)

Marseille (13)

Lainville-en-Vexin (78)

Saint-Germain-en-Laye (78)

Gréasque (13)

Marines (95)

37 M€ (mise à jour le : 11/03/2016)

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Nombre de communes reconnues Cat Nat : 80

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