Sécheresse de 2002 en France

Mise à jour le 21/05/2018


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La sécheresse de l’année 2002 est un épisode annuel dont la spécificité est de concerner uniquement la moitié sud du pays Avec l’année 2000, 2002 a été la deuxième année la plus chaude depuis 1949, juste après 1994. La moyenne annuelle des températures est supérieure à la normale de 1 à 2 °C sur l’ensemble du territoire. Des dépassements supérieurs à 2°C ont été constatés dans le quart sud-est du pays. 
240 M€
Dommages assurés hors automobile

Date de début
01/01/2002
Date de fin
31/12/2002


Départements concernés
Alpes-de-Haute-Provence (04), Ariège (09), Aude (11), Bouches-du-Rhône (13), Charente (16), Charente-Maritime (17) ...

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

La sécheresse de 2002 trouve son origine dès l’automne 2001 caractérisé par une pluviométrie déficitaire sur l’essentiel du territoire métropolitain, en particulier dans le quart sud-ouest du pays. Jusqu’à l’été 2002, les conditions météorologiques vont accentuer les écarts entre le nord et le sud. Depuis l’automne 2001, les précipitations très largement déficitaires ont maintenues le sud de la France dans un état de sècheresse durable. Les retenues d’eau qui soutiennent habituellement l’étiage des rivières n’ont pu être rechargées à des niveaux satisfaisants. Certains cours d’eau ont atteint des débits exceptionnellement bas depuis 10 ans.

Un été globalement maussade, des épisodes orageux, puis un automne 2002 très pluvieux marquent la fin de la sécheresse et comblent la totalité des déficits pluviométriques, excepté dans le sud-ouest encore légèrement déficitaire.

Au printemps 2002, les régions, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-D’azur et la Corse n’ont reçu que 50 à 75% des précipitations normales. Le déficit pluviométrique dans le sud-ouest bat le record de la sécheresse de 1988 – 1989.

La fin du printemps apporte quelques précipitations. Rapidement absorbées par la végétation, elles ne rechargent pas les réserves en eau du sud de la France et ne réhydratent que temporairement les sols.

Pendant l’été, la sécheresse est contenue grâce à un temps maussade caractérisé par des températures inférieures aux normales de saison et des passages orageux porteurs de précipitations. Enfin les pluies importantes de l’automne marquent la fin de cet épisode de sécheresse. En fin d’année, une grande partie du déficit pluviométrique est comblé avec des précipitations annuelles comprises entre 80 et 120% de la normale.

LES CONSEQUENCES :

Au plus fort de la sécheresse, jusqu’à 30 départements ont dû prendre des mesures de restriction d’usage de l’eau. Le retrait – gonflement des sols argileux associé à cette sécheresse est à l’origine de fissures dans des constructions. Les départements les plus touchés sont les Bouches-du-Rhône (13), la Haute-Garonne (31), le Lot-et-Garonne (47) et le Tarn (81). 

Fissures sur des constructions en lien avec le retrait-gonflement des sols argileux.

Montauban (82)

La Fare-les-Oliviers (13)

Flayosc (83)

Marseille (13)

Albi (81)

Manosque (04)

Les Pennes-Mirabeau (13)

Aix-en-Provence (13)

Aubagne (13)

Foulayronnes (47)

240 M€ (mise à jour le : 18/01/2016)

Montant des dommages assurés au titre de la garantie légale « catastrophes naturelles » hors automobile

Coût par commune pour l'ensemble du marché

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 656

Communes reconnues en état de catastrophes naturelle

Arrêtés Cat Nat associés