Sécheresse de 2000 en France

Mise à jour le 21/05/2018


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L’hiver 1999-2000 fut l’un des plus secs depuis 1949, en particulier dans le quart SudEst où une sécheresse persistante touche le pourtour méditerranéen de l’Hérault aux Alpes-Maritimes. Cette sécheresse entraîne des dégâts sur les constructions bâties sur des sols argileux. 
66 M€
Dommages assurés hors automobile

Date de début
01/01/2000
Date de fin
31/12/2000


Départements concernés
Gard (30), Gers (32), Haute-Garonne (31), Hérault (34), Puy-de-Dôme (63), Tarn (81) ...

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

L’an 2000 est exceptionnellement chaud. Sauf en juillet, les températures moyennes mensuelles sont toujours restées au dessus des normales. Dans le même temps, les précipitations atteignent elles aussi des records en juin, juillet ainsi qu’à l’automne. Certains lient ce contexte climatique particulier aux conséquences de l’oscillation El Niño – La Niña, alors que d’autres spéculent sur l’impact du réchauffement climatique global. La France aborde néanmoins l’année 2000 sans risque de sécheresse majeure.

A l’issu de l’hiver, la reconstitution des réserves en eaux des sols et la recharge des nappes phréatiques sont globalement meilleures que la normale. Seul le midi-méditerranéen connaît encore une situation déficitaire en eau. Le printemps est caractérisé par des températures très douces et des pluies abondantes, en particulier sur la moitié Nord du pays qui sera désormais à l’abri de la sécheresse pour l’année.

En juillet le temps est maussade. L’anticyclone des Açores est trop peu actif pour protéger la France des flux atlantiques porteurs de pluies et de fraîcheur. Les températures minimales sont les plus faibles observées pour un mois de juillet : 16°C à Toulouse, 7°C à Salon-de-Provence ou encore 5°C à Aix-en-Provence. Le Nord recueille de nouveau des records de précipitations. Le mois d’août permet de retrouver des températures estivales mais les précipitations orageuses sont abondantes et ne permettent à la sécheresse de se développer que très localement en Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et dans la plaine de la Limagne en Auvergne.

A l’automne, les pluies anormalement abondantes d’octobre et novembre mettent fin à la période d’étiage sur l’ensemble du territoire. Des cumuls de précipitations sont enregistrés à Boulogne-sur-Mer et à Nice. Des inondations importantes affectent la Bretagne et les Alpes-Maritimes dont les sols ont été saturés en eaux en fin d’année.

LES CONSEQUENCES :

Avec une température moyenne de 12,9°C, l’année 2000 est l’une des cinq années les plus chaudes depuis 1949. 2000 est aussi l’une des années les plus humides : les cumuls pluviométriques sont excédentaires sur tout le territoire hormis localement, en Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA, Corse et dans la plaine de la Limagne en Auvergne.

Dans les régions du quart Sud-Est, la sécheresse affecte localement les sols les plus sensibles au phénomène de retrait – gonflement des argiles. Des dommages sont déclarés en particulier en Haute-Garonne (31), Gers (32), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82) ou encore dans le Puy-de-Dôme (63). À l’automne, partout des précipitations exceptionnelles marquent la fin de cette sécheresse hormis en Auvergne où celle-ci persiste très localement durant l’hiver suivant.

Fissures sur les maisons, bâtiments, piscines et autres constructions en lien avec le retrait – gonflement des sols argileux.

Toulouse (31)

Le Fousseret (31)

Montauban (82)

Saint-Étienne-de-Tulmont (82)

Clermont-Ferrand (63)

Veyre-Monton (63)

La Ville-Dieu-du-Temple (82)

Teyran (34)

Montpellier (34)

Romagnat (63)

66 M€ (mise à jour le : 18/01/2016)

Montant des dommages assurés au titre de la garantie légale « catastrophes naturelles » hors automobile

Coût par commune pour l'ensemble du marché

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 251

Communes reconnues en état de catastrophes naturelle

Arrêtés Cat Nat associés