Sécheresse de 1990 en France

Mise à jour le 21/05/2018


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La sécheresse commencée en septembre 1988 se poursuit en 1990. Jusqu’au début de l’automne, les températures moyennes mensuelles sont systématiquement supérieures aux normales (sauf en avril). Malgré de fréquentes tempêtes et des orages exceptionnels en février, la pluviométrie hivernale est globalement restée insuffisante pour compenser durablement les effets de la douceur générale des températures. La France est donc maintenue pour la seconde année consécutive dans un état de sécheresse sévère jusqu’au début de l’automne.
400 M€
Dommages assurés hors automobile

Date de début
01/01/1990
Date de fin
31/12/1990


Départements concernés
Ain (01), Aisne (02), Allier (03), Alpes-de-Haute-Provence (04), Alpes-Maritimes (06), Ardèche (07) ...

 

LE PHENOMENE METEOROLOGIQUE :

L’année 1990 succède à une fin d’année 1988 et à une année 1989 exceptionnellement sèches. L’hiver 1989-1990 et le printemps 1990 ont été très doux et peu arrosés. Plusieurs tempêtes apportent des précipitations orageuses parfois violentes en février. Malgré un record de précipitations pour la période de référence sur trente ans, ces pluies ne comblent pas le déficit pluviométrique accumulé l’année précédente. Fin mars, l'état des réserves d'eau est déjà jugé préoccupant. Malgré des mois d’avril et juin caractérisés par des températures et une pluviométrie proches des normales de saison, la sécheresse persiste. Après un début d’été maussade, des conditions anticycloniques particulièrement stables ont limité le nombre des orages tout l’été. En juillet, les trois-quarts du pays n'ont reçu que la moitié ou même seulement le tiers des pluies habituelles. En plus de ce déficit des précipitations, des records de chaleur sont battus au mois d’août, en particulier dans la moitié nord du pays. Les rares pluies s’évaporent rapidement et n’assurent ni l’arrosage des cultures, ni la recharge des nappes phréatiques superficielles.

Les températures de l’automne 1990 sont souvent supérieures à la normale. Des perturbations fréquentes apportent des pluies abondantes à partir du mois d’octobre et marquent une pause dans cette sécheresse commencée deux ans plus tôt.

 

LES CONSEQUENCES :

Au plus fort de la sécheresse, les lits des cours d’eau sont complètement à sec sur 3 300 kilomètres. En Charente, le niveau des nappes phréatiques est mesuré à 8 mètres au-dessous du minimum atteint lors de la sécheresse de 1976.

Conséquence de cette sécheresse exceptionnelle : jusqu’à 56 départements, en particulier à l'ouest et dans le midi de la France, sont soumis à des mesures de restriction de consommation d'eau potable et d’irrigation. Les activités de l’industrie papetière, hydroélectrique et nucléaire ont été perturbées dans le sud-ouest et le midi.

Le retrait – gonflement des sols argileux associé à cette sécheresse est à l’origine de fissures dans des constructions.

Fissures sur les maisons, bâtiments, piscines et autres constructions en lien avec le retrait – gonflement des sols argileux.

Maurepas (78)

Marseille (13)

La Ferté-Bernard (72)

Bonneuil-sur-Marne (94)

Hardricourt (78)

Fontenay-sous-Bois (94)

Coudoux (13)

Nandy (77)

Girolles (45)

Bussac-sur-Charente (17)

400 M€ (mise à jour le : 07/01/2015)

Montant des dommages assurés au titre de la garantie légale « catastrophes naturelles » hors automobile

Coût par commune pour l'ensemble du marché

Nombre de communes reconnues Cat Nat : 4057

Communes reconnues en état de catastrophes naturelle

Arrêtés Cat Nat associés