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Le 11 juin 1909 à 21 h 16, un séisme de magnitude 6 à 6,2 a ébranlé le Sud-Est de la France et en particulier le département des Bouches-du-Rhône. L’hypocentre était situé à moins de 10 km de profondeur dans un secteur de la faille de la Trévaresse. Une seconde secousse plus faible eut lieu à 21 h 36. Le séisme a été ressenti dans une vingtaine de départements à des intensités diverses. Il constitue l’un des derniers séismes les plus destructeurs du territoire métropolitain.

Le séisme de Lambesc est l’événement sismique le plus important survenu en France au XXe siècle. Il met en évidence que malgré des taux de déplacements limités des failles et une sismicité instrumentale faible, la France et notamment la Provence peuvent subir les conséquences de séismes destructeurs de magnitudes supérieures à 6 et à grandes périodes de retour (> 100 ans).
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Dommages assurés hors automobile

Date de début
01/01/1970
Date de fin
01/01/1970


Départements concernés


 

Le Sud-Est de la France se situe à la convergence des plaques africaine et eurasienne. Le bassin provençal assure le relais entres les massifs pyrénéens et alpins en accommodant les contraintes tectonique par un jeu complexes de failles dont certaines (Trévaresse, Costes, Aix-Eguilles, moyenne Durance) sont actives et identifiées et d’autres demeurent encore inconnues à ce jour. À 21 h 16, le 11 juin 1909, la région de Lambesc est secouée par un violent séisme dont la magnitude est évaluée entre 6 et 6,2 et une profondeur faible très certainement inférieure à 10 km. Le séisme a été ressenti dans tout le quart Sud-est de la France et jusqu’en Italie et en Espagne. Dans les villes et villages, la panique s’est emparée des populations qui ont fui leur habitation pour trouver refuge dans les campagnes. La secousse a également entraîné une interruption des réseaux électriques et de communications. Le département des Bouches-du-Rhône a été particulièrement touché.

L’évaluation de l’intensité du tremblement de terre se fait à partir de l’échelle MSK-64. Elle traduit en douze niveaux (numérotés de I à XII) les dégâts provoqués par un séisme en un lieu d’observation donné. Établie par Medvedev, Sponheuer et Karnik en 1964, son usage est progressivement abandonné au profit de l’échelle EMS-98 (European Macroseismic Scale), cependant elle reste d’usage pour les séismes historiques dont la survenue et l’étude est antérieure à la mise en place de l’échelle EMS-98. Ce faisant, l’intensité macrosismique pour le séisme de Lambesc a atteint VIII à IX (échelle MSK-64) pour les communes les plus touchées de Rognes, Lambesc, Saint-Cannat et Vernègues. En l’absence de normes de construction parasismique à l’époque, une grande partie des maisons et des édifices ont alors été détruits ou trop endommagés pour être réparés À Rognes, l’église a été complètement détruite et sur les 319 maisons du village 250 sont endommagées. De même à Lambesc et à Saint-Cannat où respectivement 88 % et 84 % des maisons ont été touchées. À Salon-de-Provence, sur les 2140 maisons endommagées, 1500 ont alors été reconstruites. 

Au total, les pertes immobilières sont évaluées à l’époque à 15,5 millions de francs. Le séisme a fait 46 morts et 250 blessés. Les répliques qui se sont multipliées jusqu’en juillet ont accentué les dommages et les pertes.

Le séisme de Lambesc est l’événement sismique le plus important survenu en France au XXe siècle. Il met en évidence que malgré des taux de déplacements limités des failles et une sismicité instrumentale faible, la France et notamment la Provence peuvent subir les conséquences de séismes destructeurs de magnitudes supérieures à 6 et à grandes périodes de retour (> 100 ans).

Pour la modélisation de cet événement historique, CCR a évalué l’aléa sismique à partir des connaissances scientifiques les plus à jour sur le séisme (Barroux et al., 2003, Chardon et Bellier, 2003) et l’a croisé avec sa vision de l’exposition actuelle des enjeux assurés. La vulnérabilité spécifique des bâtis traditionnels provençaux mais aussi celle des constructions plus récentes ont pu être approchées grâce aux études menées conjointement par CCR et le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). Pour les risques de particuliers et certains risques de professionnels (commerces de proximité souvent localisés en rez-de-chaussée de bâtis à vocation résidentielle dans les centres urbains) les résultats des travaux CCR-BRGM ont été utilisés alors que pour les autres types de risques, des hypothèses de vulnérabilité dites « marché » basées sur une approche empirique et générique ont été retenues.

L’intervalle des coûts proposé reflète les incertitudes pesant tant sur l’aléa s’agissant d’un événement historique non évalué par l’instrumentation scientifique moderne que sur l’endommagement parfois variable à aléa constant du fait d’une vulnérabilité hétérogène des bâtis. Enfin, les pertes d’exploitation des entreprises restent difficiles à évaluer faute d’événement d’ampleur récent en France, les retours d’expérience sur les séismes italiens permettent, moyennant quelques approximations, d’en évaluer l’ordre de grandeur.

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Nombre de communes reconnues Cat Nat : $vueMarche.getString("nombreCommunesReconnuesCatNat")


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